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 Jazz: Quelques références

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rock'n'young89
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MessageSujet: Re: Jazz: Quelques références   Ven 12 Mar - 13:00

Quel humour lourd de chez lourd Rolling Eyes

On est reparti pour une nouvelle tendance : on aime pas Keith Jarrett.

T'as raison Grigan, on a dit que c'était pas bien, alors n'écoute surtout pas. Wink

Sur ce, je vais me faire plus discret et cela en sera mieux d'une part pour moi et d'autre part, peut-être pour vous (surtout pour le monsieur à l'égo surdimensionné bénéficiant d'une légitimité presque pathétique). Bonne continuation les gars!
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Grigán
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MessageSujet: Re: Jazz: Quelques références   Ven 12 Mar - 13:06

rock'n'young89 a écrit:
Quel humour lourd de chez lourd Rolling Eyes

On est reparti pour une nouvelle tendance : on aime pas Keith Jarrett.

T'as raison Grigan, on a dit que c'était pas bien, alors n'écoute surtout pas. Wink

Sur ce, je vais me faire plus discret et cela en sera mieux d'une part pour moi et d'autre part, peut-être pour vous (surtout pour le monsieur à l'égo surdimensionné bénéficiant d'une légitimité presque pathétique). Bonne continuation les gars!


Je n'ai pas dit que je n'écouterai jamais... Soit ! Surprised

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Esther
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MessageSujet: Re: Jazz: Quelques références   Ven 12 Mar - 13:23

rock'n'young89 a écrit:
Quel humour lourd de chez lourd Rolling Eyes

On est reparti pour une nouvelle tendance : on aime pas Keith Jarrett.

T'as raison Grigan, on a dit que c'était pas bien, alors n'écoute surtout pas. Wink

Sur ce, je vais me faire plus discret et cela en sera mieux d'une part pour moi et d'autre part, peut-être pour vous (surtout pour le monsieur à l'égo surdimensionné bénéficiant d'une légitimité presque pathétique). Bonne continuation les gars!


Si tu conssentais à faire preuve d'un minimum d'humilité, tu pourrais t'ouvrir à la critique, ce que visiblement tu sembles avoir du mal à faire.

Je ne vois pas ce que vient faire mon égo ici. Je dis et redis que je ne connais pas tout sur tout, loin de là, mais par contre, quand j'affirme un truc, j'ai la prétention de dire que c'est en connaissance de cause. Pour autant, je suis parfaitement prêt à ce que l'on me prouve le contraire, ce que tu n'as pas été foutu de faire puisque le sujet ne t'intéresse pas, tu l'as dit toi-même. Je ne pige vraiment pas ta démarche de Calimero en goguettes, m'octroyant une légitimité que je n'ai pas. Personne ici n'a plus de légitimité qu'un autre, et sur aucun sujet. J'ai un franc parlé, mais je pense être suffisamment modeste pour reconnaître mes erreurs, et surtout, pour écouter lorsque quelqu'un en sait un tout petit peu plus sur un sujet que moi.

Quand Mr Soul ou J-E par exemple, me parle de Neil Young, j'écoute et surtout, je ne passe pas mon temps à essayer d'avoir raison, car je sais pertinemment qu'ils sont largement plus calés que moi sur le sujet.

Enfin, tu joues les éternelles victimes, c'est ton droit. Mais si tu relis le fil de la discussion, je ne dis rien de plus que le simple fait que tu as tort sur la définition d'un truc. Libre à toi de changer les définitions des mots et des termes à ta guise, au moins, tu ne te fâcheras pas inutilement avec ton dictionnaire.

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MessageSujet: Re: Jazz: Quelques références   Jeu 18 Mar - 12:04

CHARLIE HADEN - The Montreal Tapes (1989)

Ce que je connais surtout, de Charlie Haden, c’est surtout son fils, le gars Josh, coupable d’avoir sorti, il y a maintenant une très lointaine décennie, avec son groupe Spain, un des plus beaux disques de son époque, qui rappelait les origines jazz de son père, notamment via une pochette magnifique qui se référait allégrement au label Blue Note.

Pour le reste, que dire ? Contrebassiste passionnant, il fût un des bâtisseurs du mouvement Free Jazz, aux côtés, notamment d’Ornette Coleman, et de Don Cherry, Keith Jarrett étant à l’époque promu au range de coupeurs de citron pour les cocktails des futurs vieux qui constitueraient bientôt le plus large éventail de son public (ceci est une private joke, désolé…).

Bref, il travailla longtemps avec Coleman, jusqu’à ce qu’il devienne accroc à la dope ce qui l’empêcha d’exercer durant quelques années. Jazzman engagé sur de nombreux politiques (rappelons notamment que le Free Jazz est un mouvement musical, mais aussi une sorte de contestation politique…), et surtout contrebassiste d’une rare musicalité, il se taille souvent une belle part au sein des compositions sur lesquelles il apparaît alors que de nombreux bassistes se « cantonnent » au rôle d’accompagnateur. Sur l’album « Shape Of Jazz To Come » par exemple, il est en grande partie responsable de cette tension palpable du début à la fin.

Il va ensuite créer le « Liberation Music Orchestra », formation à géométrie variable, qui va se pencher sur différentes formes de jazz.

Il jouera par ailleurs avec de nombreux musiciens (dont Keith Jarrett…), mais sa carrière sera perturbée par des problèmes d’acouphènes (il se penchera sur le problème en lançant un programme de recherches…).

Le disque (ou plutôt le coffret) qui nous préoccupe se charge de réunir les différents concerts donnés lors du Festival de Jazz de Montréal de 1989. Cette année là, le festival lui rend hommage en lui permettant de se produire chaque soir avec des musiciens différents.

Ces enregistrements donnent à entendre un jazz posé, loin du Free Jazz, mais qui donne une liberté aux musiciens qui laisse supposer un bonhomme très généreux. Aucun d’entre eux ne s’écoute jouer, chacun est là pour le voisin.

Les différentes formations reprennent des standards comme des compositions de Haden, mais aussi des titres qui ont fait son histoire, comme le fabuleux « Lonely Woman » de Coleman, joué ici à un rythme effréné, et avec un minimalisme inédit.

Il serait vain de vous énumérer les différents morceaux, joués par les différentes formations, et pourtant, je me dois de m’arrêter sur le disque enregistré avec le « Liberation Music Orchestra », définitivement original et passionnant. Tout commence par une intro guitare absolument magnifique, sur « La Pasionara », sorte de valse immense et tournoyante qui s’étend sur une vingtaine de minutes de façon lumineuse. Alors que l’on croit tenir l’apogée du coffret, « Sandino » enfonce le clou d’un disque vraiment très beau (je vous conseille réellement d’écouter ce titre que vous trouverez sur le lien plus bas…).

Moi qui n’aime pas particulièrement les grandes formations, j’avoue sans honte avoir eu les larmes aux yeux à l’écoute de ces titres d’une profondeur et d’une beauté insondables qui prouvent une fois de plus que le jazz est une aventure collective et que cette musique n’est jamais aussi passionnante que lorsqu’elle est jouée dans un esprit de réciprocité.

Le jazz est une musique d’échange, de partage, la preuve est ici, sous nos oreilles.



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MessageSujet: Re: Jazz: Quelques références   Jeu 18 Mar - 16:23

CHARLIE HADEN - The Montreal Tapes (1982)

Ce que je connais surtout, de Charlie Haden, c’est surtout son fils, le gars Josh, coupable d’avoir sorti, il y a maintenant une très lointaine décennie, avec son groupe Spain, un des plus beaux disques de son époque, qui rappelait les origines jazz de son père, notamment via une pochette magnifique qui se référait allégrement au label Blue Note.

Pour le reste, que dire ? Contrebassiste passionnant, il fût un des bâtisseurs du mouvement Free Jazz, aux côtés, notamment d’Ornette Coleman, et de Don Cherry, Keith Jarrett étant à l’époque promu au rang de coupeurs de citron pour les cocktails des futurs vieux qui constitueraient bientôt le plus large éventail de son public.

Bref, il travailla longtemps avec Coleman, jusqu’à ce qu’il devienne accroc à la dope ce qui l’empêcha d’exercer durant quelques années. Jazzman engagé sur de nombreux politiques (rappelons notamment que le Free Jazz est un mouvement musical, mais aussi une sorte de contestation politique…), et surtout contrebassiste d’une rare musicalité, il se taille souvent une belle part au sein des compositions sur lesquelles il apparaît alors que de nombreux bassistes se « cantonnent » au rôle d’accompagnateur. Sur l’album « Shape Of Jazz To Come » par exemple, il est en grande partie responsable de cette tension palpable du début à la fin.

Il va ensuite créer le « Liberation Music Orchestra », formation à géométrie variable, qui va se pencher sur différentes formes de jazz.

Il jouera par ailleurs avec de nombreux musiciens (dont Keith Jarrett…), mais sa carrière sera perturbée par des problèmes d’acouphènes (il se penchera sur le problème en lançant un programme de recherches…).

Le disque (ou plutôt le coffret) qui nous préoccupe se charge de réunir les différents concerts donnés lors du Festival de Jazz de Montréal de 1989. Cette année là, le festival lui rend hommage en lui permettant de se produire chaque soir avec des musiciens différents.

Ces enregistrements donnent à entendre un jazz posé, loin du Free Jazz, mais qui donne une liberté aux musiciens qui laisse supposer un bonhomme très généreux. Aucun d’entre eux ne s’écoute jouer, chacun est là pour le voisin.

Les différentes formations reprennent des standards comme des compositions de Haden, mais aussi des titres qui ont fait son histoire, comme le fabuleux « Lonely Woman » de Coleman, joué ici à un rythme effréné, et avec un minimalisme inédit.

Il serait vain de vous énumérer les différents morceaux, joués par les différentes formations, et pourtant, je me dois de m’arrêter sur le disque enregistré avec le « Liberation Music Orchestra », définitivement original et passionnant. Tout commence par une intro guitare absolument magnifique, sur « La Pasionara », sorte de valse immense et tournoyante qui s’étend sur une vingtaine de minutes de façon lumineuse. Alors que l’on croit tenir l’apogée du coffret, « Sandino » enfonce le clou d’un disque vraiment très beau (je vous conseille réellement d’écouter ce titre que vous trouverez sur le lien plus bas…).

Moi qui n’aime pas particulièrement les grandes formations, j’avoue sans honte avoir eu les larmes aux yeux à l’écoute de ces titres d’une profondeur et d’une beauté insondables qui prouvent une fois de plus que le jazz est une aventure collective et que cette musique n’est jamais aussi passionnante que lorsqu’elle est jouée dans un esprit de réciprocité.

Le jazz est une musique d’échange, de partage, la preuve est ici, sous nos oreilles.



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MessageSujet: Re: Jazz: Quelques références   Jeu 18 Mar - 21:04

J'ai reçu ce matin les 2 cd de Coltrane :

-""Live At The Village Vanguard Again!"
- "Ascension"

Je les ai écoutés et j'aime beaucoup... Comme quoi j'ai bien fait de suivre ton conseil, Esther.
Encore merci Very Happy

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MessageSujet: Re: Jazz: Quelques références   Mar 30 Mar - 19:22

Esther a écrit:


http://i11.servimg.com/u/f11/13/11/64/39/art_pe10.jpg" mce_src="http://i11.servimg.com/u/f11/13/11/64/39/art_pe10.jpg" alt="art_pe10.jpg" border="0" alt="" />

Art Pepper semble jouer à chaque instant avec des gants de velours tant ses phrasés vous caressent l'oreille tout en titillant votre curiosité. Entre drogue et prison, le début de carrière d'Art Pepper sera des plus mouvementés, mais cela ne l'empêchera pas de croiser pas mal de musiciens de renom. Par ailleurs, ses séjours répétés en prison et sa découverte grandissante de John Coltrane vont durcir le son de sa musique.

S'il est vrai qu'il peut avoir ses passages Free (pas sûr ce disque) l'ensemble de sa discographie reste marquée, à mon sens par la douceur. Il n'y a qu'à écouter l'extrait ci-dessous pour se rendre compte à quel point il aborde son thème avec coeur, pour s'en éloigner ensuite mais sans jamais se départir de la chaleur de son instrument. Car oui, Art Pepper est avant tout un musicien chaleureux. Certains disques semblent marqués par des influences plus exotiques ce qui donne une couleur chaloupée à un ensemble qui n'à visiblement qu'une seule envie: vous réveiller tranquillement un dimanche matin ensoleillé. Ou pas. De tout façon, le soleil se trouve ailleurs. Dans les notes d'Art Pepper.

Il va disparaître au début des années 70 pour réapparaître quelques années plus tard. On peut alors parler d'une véritable renaissance puisqu'il produira alors quelques-uns de ses meilleurs disques, avant de mourir en 1982.

L'album « The rhythm Section » est un enchantement sur toute sa longueur, vous entraînant en douceur à fourmiller des pieds la tête dans les nuages. Accompagné des excellents Garland, Chambers et Jones, cet album datant de 1957 réellement magnifique ne donne qu'un seul regret: celui d'être trop court.



j'ai encore réécouté ce disque hier soir.
Il est magnifique.
Beau et doux comme un soir d'été après l'orage

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MessageSujet: Re: Jazz: Quelques références   Mar 30 Mar - 21:36

Crazy Bear a écrit:
Esther a écrit:


http://i11.servimg.com/u/f11/13/11/64/39/art_pe10.jpg" mce_src="http://i11.servimg.com/u/f11/13/11/64/39/art_pe10.jpg" alt="art_pe10.jpg" border="0" alt="" />

Art Pepper semble jouer à chaque instant avec des gants de velours tant ses phrasés vous caressent l'oreille tout en titillant votre curiosité. Entre drogue et prison, le début de carrière d'Art Pepper sera des plus mouvementés, mais cela ne l'empêchera pas de croiser pas mal de musiciens de renom. Par ailleurs, ses séjours répétés en prison et sa découverte grandissante de John Coltrane vont durcir le son de sa musique.

S'il est vrai qu'il peut avoir ses passages Free (pas sûr ce disque) l'ensemble de sa discographie reste marquée, à mon sens par la douceur. Il n'y a qu'à écouter l'extrait ci-dessous pour se rendre compte à quel point il aborde son thème avec coeur, pour s'en éloigner ensuite mais sans jamais se départir de la chaleur de son instrument. Car oui, Art Pepper est avant tout un musicien chaleureux. Certains disques semblent marqués par des influences plus exotiques ce qui donne une couleur chaloupée à un ensemble qui n'à visiblement qu'une seule envie: vous réveiller tranquillement un dimanche matin ensoleillé. Ou pas. De tout façon, le soleil se trouve ailleurs. Dans les notes d'Art Pepper.

Il va disparaître au début des années 70 pour réapparaître quelques années plus tard. On peut alors parler d'une véritable renaissance puisqu'il produira alors quelques-uns de ses meilleurs disques, avant de mourir en 1982.

L'album « The rhythm Section » est un enchantement sur toute sa longueur, vous entraînant en douceur à fourmiller des pieds la tête dans les nuages. Accompagné des excellents Garland, Chambers et Jones, cet album datant de 1957 réellement magnifique ne donne qu'un seul regret: celui d'être trop court.



j'ai encore réécouté ce disque hier soir.
Il est magnifique.
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cheers

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MessageSujet: Re: Jazz: Quelques références   Ven 2 Avr - 15:45

ART BLAKEY & THE JAZZ MESSENGERS - Au Club Saint-Germain 1958

Si vous voulez comprendre ce disque, regardez la pochette ! Voilà à quoi aurait pu se résumer cette petite note. Le jazz, aujourd’hui, est considéré comme une musique élitiste. Et pour cause. Bon nombre de ceux qui l’écoutent se donnent de grands airs, avec l’impression d’écouter de la musique sérieuse, et bien plus respectable que la moyenne ! Foutaise. Comme toutes les musiques, le jazz se vit et se ressent avec les tripes. Si vous avez besoin de votre cerveau pour prendre votre pied en écoutant un disque, de jazz ou d’autre chose, il y a quelque chose qui cloche ! A l’écoute de ce disque qui démarre bille en tête avec « Politely », la première chose que l’on se dit, c’est « voilà ce qui manque aux musiciens d’aujourd’hui !». On écoute un disque de jazz religieusement, dans le silence… Non, le jazz est une musique moderne, qui se vit, qui se danse. A plusieurs reprises, on entend le public et les musiciens se marrer comme des baleines pendant les morceaux, notamment sur le faramineux « Moanin’ with hazel ». C’est un disque de blues autant que de jazz, qui ne lâche pas les fourmis que vous avez dans les jambes dés le début. Né en 1919, Blakey va rapidement former ses « jazz messengers » en donnant la sensation que ce qu’il faut avant tout retenir de la musique, c’est le plaisir que l’on prend à la faire, à la faire écouter, et à l’écouter. La notion de plaisir semble avoir disparu de nos jours, avec tous ces musiciens aux regards tristes comme des cockers anémiés. Les dents blanches de Blakey donnent suffisamment de lumière à la pièce pour ne plus avoir besoin de lumière supplémentaire. Cà swingue, çà balance du feu de Dieu, çà s’éclate, çà échange. Lee Morgan s’en donne à cœur – joie, mais il n’est pas le seul, les autres musiciens, Bobby Timmons en tête (putain, quel pianiste !) se défoule et nous replonge un soir de 1958, à Saint-Germain.

Jusqu’au bout, Blakey va changer le personnel de son groupe, donnant sa chance à des petits jeunes qui deviendront des légendes, Clifford Brown, Marsalis, ou Garrett (Kenny, pas Pat (à son maître….)). Oui, on rigole, mais on n’oublie pas de jouer. Et croyez moi, çà envoie ! Parfois funky avant l’heure, souvent instrument à part entière, la batterie de Blakey tient un rôle prépondérant, et donne l’impression de mener la barque avec une férocité et une envie de rentrer dans l’auditeur absolument éblouissantes. Art Blakey va évoluer tout au long de sa carrière, connaissant malgré tout un passage à vide dans les années 70. Il renaîtra de ses cendres au début des années 80 et s’éteindra en 1991, demeurant une légende dans le monde du jazz tant son impact fût gigantesque, alors qu’il n’est pas si reconnu que cela.

Bref, ce disque est furieusement bon, il vit, 60 ans après, de bien meilleure façon que certains petits jeunes qui débutent et qui pensent encore que le jazz est une musique pour ceux qui savent et qui ne se conçoit qu’en tirant là gueule ! P’tis cons !





Art blakey & the jazz messengers - bobby timmons
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MessageSujet: Re: Jazz: Quelques références   Mar 20 Avr - 20:23

Ah putain.... Monk... Monstrueux!

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MessageSujet: Re: Jazz: Quelques références   Mar 20 Avr - 20:24

Esther a écrit:
Ah putain.... Monk... Monstrueux!


Boh tu sais, moi, la variété ...................
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MessageSujet: Re: Jazz: Quelques références   Mar 20 Avr - 20:26

davcom a écrit:
Esther a écrit:
Ah putain.... Monk... Monstrueux!


Boh tu sais, moi, la variété ...................


Tu vas finir par la récupérer, ma main...

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MessageSujet: Re: Jazz: Quelques références   Jeu 13 Mai - 19:24

Concernant Coltrane, existe il des coffrets regroupant plusieurs album ?
Je commence à acheter qq albums de çi de là et j'aimerai bien compléter ma disco du bonhomme

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MessageSujet: Re: Jazz: Quelques références   Jeu 13 Mai - 20:03

Crazy Bear a écrit:
Concernant Coltrane, existe il des coffrets regroupant plusieurs album ?
Je commence à acheter qq albums de çi de là et j'aimerai bien compléter ma disco du bonhomme


Il en existe beaucoup.

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MessageSujet: Re: Jazz: Quelques références   Lun 17 Mai - 14:03

BILL EVANS

Vous avez remarqué comme certains sont tout à fait remarquables sans jamais se faire remarquer ? Bill Evans est sûrement l’un des pianistes les plus importants de sa génération, et pourtant, il aura la carrière discrète. La classe en grand. Certes, d’un point de vue musical, il n’a pas fondamentalement révolutionné le jazz, mais il est reconnu comme étant un grand parmi les grands.

Bill Evans, c’est d’abord l’art du trio, bien au-delà d’un futur Brad Meldhau qui aura l’outrecuidance d’intituler un de ses albums ainsi. Bill Evans, c’est surtout un génie de l’harmonie, un décorateur d’intérieur qui vous transforme un taudis en palace en deux accords. Bon, n’exagérons rien, mais s’il a particulièrement brillé en trio, il a aussi marqué les mémoires via ses nombreuses collaborations.

Un soir de pluie et de brouillard, alors que Miles Davis a le blues sur le trottoir, il fait appel à Bill Evans, avec qui il a déjà travaillé, pour l’aider à travailler sur son prochain disque. Le presque trop énorme « Kind Of Blue ». Car si tout le monde sait de qui est ce disque, qui se souvient des musiciens qui composent le groupe de Miles Davis à l’époque ? Bill Evans va apporter au disque sa science de l’harmonie, et sa chaleur décoratrice. En effet, s’il ne martèle pas son piano à la manière d’un Monk ou s’il ne dévale pas les pentes du clavier à la manière d’un Tatum, il pose la note où il faut, tout en souplesse, tout en légèreté. En résultera LE disque du jazz modal où le silence est d’or, et Miles Davis reconnaîtra tout au long de sa vie, l’importance de l’apport de Bill Evans sur « Kind Of Blue ».

Bref, la discographie de Bill Evans comporte de nombreux chef d’œuvre, mais c’est « Portrait in Jazz » qui me marquera le plus (bien que, par exemple, sa reprise du thème de M.A.S.H. qui ne figure pas sur ce disque reste parmi mes morceaux favoris en jazz…).

« Portrait in Jazz » comporte déjà deux des plus grands classiques au monde, « Autumn Leaves » dont la version très dynamique contraste avec les nombreuses versions entendues à droite ou à gauche et étrangement « molle », et « Someday my prince will come », qui s’offre également dans une version des plus intéressantes. Une osmose assez incroyable transparaît entre la basse de Scott Lafaro, la batterie de Paul Motian et le jeu de piano de Bill Evans qui se fond dans une masse dénuée de poids.

En règle générale, je m’ennuie assez vite à l’écoute des disques de trio, chez Meldhau beaucoup, chez E.S.T., souvent, chez Jarrett particulièrement, et il n’y a bien que des pianistes tels que Monk, Powell, Tatum ou Hancock qui parviennent à me surprendre et à me passionner. Mais Bill Evans, c’est un cas à part. Il fût l’une de mes portes d’entrée dans le jazz, et surtout, il me fait l’effet, à chaque écoute, d’une enveloppe de velours qui cajolerait les âmes maussades.

Bill Evans, c’est de la volupté sur galette, et çà, c’est irremplaçable.

Bill Evans : Piano
Scott Lafaro : Bass
Paul Motian: Drums

28 Décembre 1959

Riverside





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Jazz: Quelques références

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