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JUILLET 2017
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 BOB DYLAN

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Esther
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Mer 1 Avr - 23:55

@No fun a écrit:
@esther a écrit:
@No fun a écrit:
@esther a écrit:
@No fun a écrit:
Il n'y a pas de quoi .. c'est juste Dylan.
Rolling Eyes Certes, çà vaut pas les BB Brunes, m'enfin, c'est pas mal quand même.

ça boxe pas dans la même catégorie.
C'est pas comme si c'était une légende.
Oui, mais j'aime bien soutenir les petits nouveaux.

Sur ..

C'est lui qui risque d'être tout fébrile ..

Je suis sur qu'il n'osera même pas vous dire bonsoir ..
Si çà se trouve, il va même jouer de profil de peur de nous regarder en face...
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No fun
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Mer 1 Avr - 23:56

@esther a écrit:
@No fun a écrit:
@esther a écrit:
@No fun a écrit:
@esther a écrit:
@No fun a écrit:
Il n'y a pas de quoi .. c'est juste Dylan.
Rolling Eyes Certes, çà vaut pas les BB Brunes, m'enfin, c'est pas mal quand même.

ça boxe pas dans la même catégorie.
C'est pas comme si c'était une légende.
Oui, mais j'aime bien soutenir les petits nouveaux.

Sur ..

C'est lui qui risque d'être tout fébrile ..

Je suis sur qu'il n'osera même pas vous dire bonsoir ..
Si çà se trouve, il va même jouer de profil de peur de nous regarder en face...

Soyons indulgent,il faut lui laisser le temps ..
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Esther
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Jeu 2 Avr - 0:01

@No fun a écrit:
@esther a écrit:
@No fun a écrit:
@esther a écrit:
@No fun a écrit:
@esther a écrit:
@No fun a écrit:
Il n'y a pas de quoi .. c'est juste Dylan.
Rolling Eyes Certes, çà vaut pas les BB Brunes, m'enfin, c'est pas mal quand même.

ça boxe pas dans la même catégorie.
C'est pas comme si c'était une légende.
Oui, mais j'aime bien soutenir les petits nouveaux.

Sur ..

C'est lui qui risque d'être tout fébrile ..

Je suis sur qu'il n'osera même pas vous dire bonsoir ..
Si çà se trouve, il va même jouer de profil de peur de nous regarder en face...

Soyons indulgent,il faut lui laisser le temps ..
C'est vrai que 47 ans de carrière, çà fait juste...
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Esther
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Mer 8 Avr - 0:11

Concert royal ce soir au Palais des Congrès.
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Mer 8 Avr - 0:19

@esther a écrit:
Concert royal ce soir au Palais des Congrès.

Il a pu jouer sans moi ??

Il aurait pu m'attendre le bougre.
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Esther
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Mer 8 Avr - 10:48

Palais des Congrès - 7 avril 2009

« Moi, je préférais quand même Dylan en 1966 ! » Allons bon, il y a aussi des idiots parmi les fondus de Dylan ? Comparer le Dylan de 2009 à celui de 1966, c’est aussi pertinent que de dire qu’on préfère la choucroute aux tomates cerise, çà n’a rien à voir, c’est totalement incomparable. Assis à peine quelques minutes, je regarde la foule arriver tranquillement. Derrière moi, viennent se loger deux écervelées de seize piges environ, entourées de leur paternel respectif. Hystérico-bobo-compulsive, elles jouent de leur portable bling-bling en poussant des petits gloussements permanents au moindre mouvement de foule. Autour de moi, des quinquagénaires armés de jumelles qui sont tous prêts à dégainer dès que Bob apparaîtra. D’ailleurs, il ne tarde pas. Il entre tout de suite dans le vif du sujet, se collant sur son orgue. La foule se rue au pied de la scène, et le rythme est tout de suite soutenu.
La première impression ne tarde pas. Je me retrouve rapidement déstabilisé. Je ne situe pas le premier titre. Je ne connais pas encore la discographie sur le bout des doigts, et à l’heure où j’écris, je ne vois toujours pas d’où sort « Cat’s in the Well », si bien que j’ai l’impression d’écouter une nouvelle chanson. Mais l’impression perdure, il attaque « The times they are a changin’ » que je mets un temps fou à reconnaître. Il faut bien comprendre que Dylan, sur scène, change tout. La rythmique, les arrangements, la mélodie, qu’il malmène de sa voix éraillée. Déglinguée même sur les premiers titres. Elle prendra de l’épaisseur au bout de trois titres environ. En tout cas, le groupe joue fort, çà envoie comme on dit. Il passera sous silence « Time out of mind » et puisera dans « Modern Times » à trois reprises. J’aurai préféré l’inverse. « I’ll be your baby tonight » est excellente, et Dylan empoigne pour l’occasion ce qui semble être une Gibson de toute beauté. Il enchaîne alors avec brio une ribambelle de titres sans que le rythme ne baisse une seule fois. Le vieux est au taquet, il esquisse sourires et pas de danse. Son groupe n’a d’yeux que pour lui. Il joue un rôle indiscutable de chef d’orchestre au point que l’on a parfois l’impression qu’aucun musicien ne joue la moindre note sans son autorisation. Personnellement, je n’ai jamais vu un groupe qui se focalise autant sur un seul et même musicien. L’homme à tout faire à l’arrière va même jusqu’à mimer les gestes de Dylan, faisant ainsi un effet de miroir assez étonnant. Le bassiste, collé au batteur regarde tout de même dans la même direction que les autres. Quelques pains viennent ponctuer certains titres, notamment le batteur qui réussira à en coller quelques une bien à côté, mais les autres ne sont pas en reste, Dylan en tête, donnant parfois l’impression d’un joyeux bordel organisé au charme indéniable. Les titres seront tous plus ou moins remaniés au point de paraître nouveaux pour certains, alors que les musiciens ponctuent certains titres de façon très étonnante, créant une rupture là où on n’en attend pas. Bref, pas un instant on ne s’ennuie. On regrette qu’il n’y ait pas un petit moment d’intimité, où il prendrait sa guitare, seul mais c’est comme çà, et ne pas l’accepter revient à dire que l’on n’a pas conscience de ce qu’il produit actuellement sur scène. « Highway 61 Revisited » est littéralement survitaminée comme la plupart des titres repris. Arrive d’ailleurs « Like a rolling stone », et on frise l’émeute dans le public. La version est finalement assez fidèle à l’exception de sa voix qui a bien sûr beaucoup changé depuis 1966….

Le rappel pulvérise « All along the watchtower » dans une version faramineuse, et il clôture par un exemplaire « Blowin’ in the wind », toujours collé à son orgue qu’il a finalement peu quitté. Entre temps, il aura pris soin de remercier le public et de présenter son groupe. Sobre, froid pour certains, mais efficace en tout cas. La lumière se rallume, et la salle se vide en quelques minutes. Dehors, les avis s’échange. On taquine son jeu de jambes, on se dit que c’était mieux l’autre fois ou que c’était énorme.

Moi, je remonte dans ma bagnole, et reprends l’écoute de « Time out of mind » là où je l’avais laissée en arrivant. S’il ne l’a pas joué sur scène, Dylan le jouera dans ma bagnole, et m’accompagnera encore un peu, le temps que j’aille me coucher. Ravi. Oui, ravi.

EPILOGUE


Ce matin, à la radio, un journaliste qui, comme toujours a l’air d’en connaître un rayon sur le sujet qu’il évoque, s’étonne de ne pas avoir vu Bob Dylan plus souvent à la guitare, alors que n’importe qui d’un peu renseigné sait parfaitement qu’il ne joue plus de guitare sur scène depuis des lustres ? Il s’étonne aussi d’une voix abîmée, cassée, éraillée… Là encore, un scoop. Il l’a trouvé en petite forme, bougeant à peine. C’est vrai qu’habituellement, les chorégraphies de Bob Dylan rivalisent avec celles de Madonna !

Ce matin donc, j’ai eu la confirmation que certains journalistes, sont payés pour parler pendant 10 minutes d’un sujet qu’ils auront pris soin d’étudier 5 minutes.
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Mr. Soul
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Mer 8 Avr - 13:13

Merci esther, ta chronique est sympa à lire Cool

J'attends avec impatience le concert du 21 à Strasbourg Wink
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Lun 20 Avr - 23:16

Demain c'est Bobday cheers

Demain soir je serai au Zenith de Strasbourg pour écouter et voir Bob.
Si vous êtes sages et si j'en ai le courage et l'envie, vous aurez droit à une revue Wink
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Lun 20 Avr - 23:17

@Mr. Soul a écrit:
Demain c'est Bobday cheers

Demain soir je serai au Zenith de Strasbourg pour écouter et voir Bob.
Si vous êtes sages et si j'en ai le courage et l'envie, vous aurez droit à une revue Wink

On attend ça avec impatience ! Very Happy
Tu peux pas savoir comme je t'envie là ..
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Lun 20 Avr - 23:20

C'est un grand jour, mes 2 filles m'accompagnent, c'est leur chanteur préféré à toutes les 2 Wink
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Lun 20 Avr - 23:22

@Mr. Soul a écrit:
C'est un grand jour, mes 2 filles m'accompagnent, c'est leur chanteur préféré à toutes les 2 Wink

Laisse-moi te dire que tu as des filles extraordinaires !
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Lun 20 Avr - 23:24

Je le sais et je l'apprécie tous les jours Cool

(Normal, elles tiennent de leur père lol! )
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Mar 21 Avr - 8:06

Setlist d'hier soir à Genève, tout aux claviers sauf 1 chanson Sad

Geneva, Switzerland
Geneva Arena
April 20, 2009

1. Watching The River Flow (Bob on keyboard)
2. It's All Over Now, Baby Blue (Bob on keyboard)
3. Just Like Tom Thumb's Blues (Bob on guitar)
4. Stuck Inside Of Mobile With The Memphis Blues Again (Bob on keyboard)
5. Million Miles (Bob on keyboard)
6. Tough Mama (Bob on keyboard)
7. Tryin' To Get To Heaven (Bob on keyboard)
8. The Levee's Gonna Break (Bob on keyboard)
9. When The Deal Goes Down (Bob on keyboard)
10. It's Alright, Ma (I'm Only Bleeding) (Bob on keyboard)
11. Beyond The Horizon (Bob on keyboard)
12. Ballad Of A Thin Man (Bob on keyboard)
13. Thunder On The Mountain (Bob on keyboard)
14. Like A Rolling Stone (Bob on keyboard)

(encore)

15. All Along The Watchtower (Bob on keyboard)
16. Spirit On The Water (Bob on keyboard)
17. Blowin' In The Wind (Bob on keyboard)
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Esther
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Mar 21 Avr - 8:39

@Mr. Soul a écrit:
Setlist d'hier soir à Genève, tout aux claviers sauf 1 chanson Sad

Geneva, Switzerland
Geneva Arena
April 20, 2009

1. Watching The River Flow (Bob on keyboard)
2. It's All Over Now, Baby Blue (Bob on keyboard)
3. Just Like Tom Thumb's Blues (Bob on guitar)
4. Stuck Inside Of Mobile With The Memphis Blues Again (Bob on keyboard)
5. Million Miles (Bob on keyboard)
6. Tough Mama (Bob on keyboard)
7. Tryin' To Get To Heaven (Bob on keyboard)
8. The Levee's Gonna Break (Bob on keyboard)
9. When The Deal Goes Down (Bob on keyboard)
10. It's Alright, Ma (I'm Only Bleeding) (Bob on keyboard)
11. Beyond The Horizon (Bob on keyboard)
12. Ballad Of A Thin Man (Bob on keyboard)
13. Thunder On The Mountain (Bob on keyboard)
14. Like A Rolling Stone (Bob on keyboard)

(encore)

15. All Along The Watchtower (Bob on keyboard)
16. Spirit On The Water (Bob on keyboard)
17. Blowin' In The Wind (Bob on keyboard)
En même temps, çà fait un bail qu'il ne joue plus de guitare sur scène!
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Mr. Soul
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Mar 21 Avr - 13:49

Ben si, mais seulement une chanson tongue
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Mar 21 Avr - 13:52

Ce matin j'ai acheté le hors-série Rolling Stone consacré à Bob.
Va falloir que j'étudie ça Wink
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Esther
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Mar 21 Avr - 14:10

@Mr. Soul a écrit:
Ce matin j'ai acheté le hors-série Rolling Stone consacré à Bob.
Va falloir que j'étudie ça Wink
Semi déception pour ma part. Du très bon, et du très anecdotique.
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Mr. Soul
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Mer 22 Avr - 0:32

Rentrés du Bobfest, je tacherai de vous raconter ça demain, enfin aujourd'hui Wink
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Mer 22 Avr - 19:28

Je vais commencer par la setlist d'hier soir.
Pour être honnête, j'en ai reconnu que 5 sur les 17. J'ai honte Embarassed

1. Cat's In The Well (Bob on keyboard)
2. Masters Of War (Bob on keyboard)
3. It's All Over Now, Baby Blue (Bob on keyboard)
4. Lonesome Day Blues (Bob on keyboard)
5. Under The Red Sky (Bob on keyboard)
6. Rollin' And Tumblin' (Bob on keyboard)
7. Beyond The Horizon (Bob on keyboard)
8. John Brown (Bob on keyboard)
9. Tweedle Dee & Tweedle Dum (Bob on keyboard)
10. This Wheel's On Fire (Bob on guitar)
11. Highway 61 Revisited (Bob on keyboard)
12. Just Like A Woman (Bob on keyboard)
13. Thunder On The Mountain (Bob on keyboard)
14. Like A Rolling Stone (Bob on keyboard)

(encore)

15. All Along The Watchtower (Bob on keyboard)
16. Spirit On The Water (Bob on keyboard)
17. Blowin' In The Wind (Bob on keyboard)

Plutôt que d'écrire une revue, je n'ai pas de talent pour ça, je vous poste l'article paru ce matin dans les Dernières Nouvelles d'Alsace, mais surtout la réponse à cet article un peu crétin rédigé par ma plus jeune fille Wink



Réponse à la critique DNA:
La jeunesse est d’ordinaire accusée d’immaturité, de manque de connaissance et de discernement, en somme « de ne rien avoir vécu» lorsqu’il s’agit de partager son avis concernant les artistes d’une génération antérieure. Pourtant, il semblerait, à la lecture de l’article « Bob Dylan, la voix et son maître » que la légitimité d’un jugement ne se gagne pas avec les années ni en ayant suivi une carrière de loin en tant que spectateur passif et inintéressé, mais s’acquiert bel et bien par une écoute prolongée desdits artistes et par la recherche passionnée d’informations. A 17 ans, je me permets ainsi d’exprimer mon désaccord face à l’incohérence des propos tenus dans cet article. Après deux ans d’écoute répétée de plusieurs dizaines d’albums, de visionnage de centaines de vidéos , archives, lives, interviews, témoignages, de lectures de biographies et d’extraits des Chroniques, je ne peux que constater que cet article révèle une méconnaissance totale du musicien et de l’homme, le tout enrobé par un style alambiqué et souvent incompréhensible, émaillé d’effets rhétoriques médiocres. En effet, l’utilisation récurrente des termes « traître » et « faussaire » nous replonge sans conteste en 1966 lorsque le jeune Bob Dylan subissait chaque soir huées et injures du public et était de ce fait le Judas de la folk music par excellence. Ironie du sort, Like a Rolling Stone, morceau emblématique lorsqu’il s’agit de cette période, est aujourd’hui l’une des chansons les plus attendues et acclamées par la foule. Or, il est ici reproché à l’artiste de « maltraiter sa propre musique qu’il n’était peut-être pas fait pour chanter », avec « sa voix fêlée, son inimitable voix de crécelle qui rebute les incroyants ». Laissez-moi tout d’abord vous conseillez d’écouter les versions de Mr. Tambourine Man et Chimes of Freedom des Byrds ou encore de Blowin’ in the Wind de Peter Paul and Mary. Il apparaît que la poésie brute contenue dans ces chansons puise tout son relief et sa force dans la voix nasillarde de Bob Dylan, et non dans les voix lisses et aseptisées du trio précédemment cité ou de David Crosby. Deuxième point, la « voix de crécelle » de Bob Dylan, qualificatif par ailleurs fort douteux pour désigner celle-ci, est caractérisée, et ce depuis toujours, par des changements successifs (remaquez la transformation vocale entre Blonde On Blonde et Nashville Skyline). Sa voix actuelle, certes vieillie, s’inscrit donc dans la continuité logique de cette mutation. De plus, selon l’article, le groupe joue à priori trop fort, au point de frôler le ridicule. Eh bien, à la vue de ces écrits journalistiques ignorants, j’approuve la décision de Bob Dylan, qui campe justement sur ses positions depuis le milieu des années 60 et qui ordonne à son groupe lorsqu’on l’insulte, de « play it fucking loud ». L’emploi d’une sorte de lexique religieux ferait-il ensuite référence à sa période catholique ? Il serait peut-être bon pour vous d’apprendre aujourd’hui que cette dimension mystique n’occupe plus, d’un point de vue musical du moins, la place prépondérante qu’elle a pu prendre dans les années 80. Mais les allusions sont-elles réellement aussi subtiles ? Lorsque l’on s’attarde autant sur l’aspect vestimentaire du personnage et que l’on prête une telle importance à son « chapeau de cow-boy » et son « costume toujours boutonné, sa redingote noire », le doute est permis. Doute qui se justifie plus loin au moment où l’on apprend, parfaitement stupéfaits – avons-nous assisté au même concert ?- que Bob Dylan a joué Cold Irons Bound et Highway 51. Evidemment, quand on connaît mal ou pas du tout les chansons de l’auteur, on espère des versions lives édulcorées telles qu’on pourrait les entendre sur CD, afin de les reconnaître plus facilement. Peut-être, là encore, pourrais-je vous conseiller de faire preuve d’une plus large ouverture d’esprit et de considérer comme plaisant de redécouvrir sous un jour nouveau des chansons réinventées par une nouvelle rythmique, plutôt que de rebaptiser Dylan « le faussaire ».
Que doit-on donc comprendre par la problématique de cet article, qui se résumerait par la question suivante : n’aurait-il pas mieux valu pour le prestige de Bob Dylan et nos oreilles que celui-ci renonce à la création, ainsi qu’à se produire sur scène ? Si l’on répond par l’affirmative, comme pourrait le faire une masse populaire paresseuse lorsqu’il s’agit de construire une réflexion et influencée par des papiers semblables au vôtre qui pâtissent de graves lacunes, apparentes ou réelles, tout du moins reflet d’un manque latent de rigueur dans sa rédaction, Bob Dylan aurait pu cesser toute activité artistique dès le début des années 60, et nous aurions tous été privés de l’œuvre d’un génie complet et prolifique, tant sur le plan musical que littéraire ou humain. Heureusement pour ceux qui reconnaissent son talent à sa juste valeur, il a su tirer de telles critiques et railleries infondées sa force et parfois son inspiration, et continue de nous offrir des spectacles musicalement grandioses et teintés d’une émotion profonde et retenue, tout en finesse, ponctués par de timides mais sincères sourires et non de « grimaces en biais », portés par la voix toujours puissante et le charisme écrasant d’un homme frêle, comme il l’a démontré au Zénith de Strasbourg le 21 avril.
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Mer 22 Avr - 19:36

Quelques photos du concert de Strasbourg.
Désolé pour la qualité pourrie, mais ils ont confisqué les appareils photos à l'entrée. Du coup j'ai du me contenter de mon mobile Sad

Le Zenith:


L'intérieur du Zenith avant que ça ne se remplisse:








Le maître à la guitare:


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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Mer 22 Avr - 20:17

Mr Soul, ta fille est très impressionnante du haut de ses 17 ans, quel style, ça envoie du bois affraid afro l'avenir est devant elle et tu as raison d'être fier de ses talents d'écriture Cool
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Mer 22 Avr - 22:16

@Mr. Soul a écrit:
Je vais commencer par la setlist d'hier soir.
Pour être honnête, j'en ai reconnu que 5 sur les 17. J'ai honte Embarassed

1. Cat's In The Well (Bob on keyboard)
2. Masters Of War (Bob on keyboard)
3. It's All Over Now, Baby Blue (Bob on keyboard)
4. Lonesome Day Blues (Bob on keyboard)
5. Under The Red Sky (Bob on keyboard)
6. Rollin' And Tumblin' (Bob on keyboard)
7. Beyond The Horizon (Bob on keyboard)
8. John Brown (Bob on keyboard)
9. Tweedle Dee & Tweedle Dum (Bob on keyboard)
10. This Wheel's On Fire (Bob on guitar)
11. Highway 61 Revisited (Bob on keyboard)
12. Just Like A Woman (Bob on keyboard)
13. Thunder On The Mountain (Bob on keyboard)
14. Like A Rolling Stone (Bob on keyboard)

(encore)

15. All Along The Watchtower (Bob on keyboard)
16. Spirit On The Water (Bob on keyboard)
17. Blowin' In The Wind (Bob on keyboard)

Plutôt que d'écrire une revue, je n'ai pas de talent pour ça, je vous poste l'article paru ce matin dans les Dernières Nouvelles d'Alsace, mais surtout la réponse à cet article un peu crétin rédigé par ma plus jeune fille Wink



Réponse à la critique DNA:
La jeunesse est d’ordinaire accusée d’immaturité, de manque de connaissance et de discernement, en somme « de ne rien avoir vécu» lorsqu’il s’agit de partager son avis concernant les artistes d’une génération antérieure. Pourtant, il semblerait, à la lecture de l’article « Bob Dylan, la voix et son maître » que la légitimité d’un jugement ne se gagne pas avec les années ni en ayant suivi une carrière de loin en tant que spectateur passif et inintéressé, mais s’acquiert bel et bien par une écoute prolongée desdits artistes et par la recherche passionnée d’informations. A 17 ans, je me permets ainsi d’exprimer mon désaccord face à l’incohérence des propos tenus dans cet article. Après deux ans d’écoute répétée de plusieurs dizaines d’albums, de visionnage de centaines de vidéos , archives, lives, interviews, témoignages, de lectures de biographies et d’extraits des Chroniques, je ne peux que constater que cet article révèle une méconnaissance totale du musicien et de l’homme, le tout enrobé par un style alambiqué et souvent incompréhensible, émaillé d’effets rhétoriques médiocres. En effet, l’utilisation récurrente des termes « traître » et « faussaire » nous replonge sans conteste en 1966 lorsque le jeune Bob Dylan subissait chaque soir huées et injures du public et était de ce fait le Judas de la folk music par excellence. Ironie du sort, Like a Rolling Stone, morceau emblématique lorsqu’il s’agit de cette période, est aujourd’hui l’une des chansons les plus attendues et acclamées par la foule. Or, il est ici reproché à l’artiste de « maltraiter sa propre musique qu’il n’était peut-être pas fait pour chanter », avec « sa voix fêlée, son inimitable voix de crécelle qui rebute les incroyants ». Laissez-moi tout d’abord vous conseillez d’écouter les versions de Mr. Tambourine Man et Chimes of Freedom des Byrds ou encore de Blowin’ in the Wind de Peter Paul and Mary. Il apparaît que la poésie brute contenue dans ces chansons puise tout son relief et sa force dans la voix nasillarde de Bob Dylan, et non dans les voix lisses et aseptisées du trio précédemment cité ou de David Crosby. Deuxième point, la « voix de crécelle » de Bob Dylan, qualificatif par ailleurs fort douteux pour désigner celle-ci, est caractérisée, et ce depuis toujours, par des changements successifs (remaquez la transformation vocale entre Blonde On Blonde et Nashville Skyline). Sa voix actuelle, certes vieillie, s’inscrit donc dans la continuité logique de cette mutation. De plus, selon l’article, le groupe joue à priori trop fort, au point de frôler le ridicule. Eh bien, à la vue de ces écrits journalistiques ignorants, j’approuve la décision de Bob Dylan, qui campe justement sur ses positions depuis le milieu des années 60 et qui ordonne à son groupe lorsqu’on l’insulte, de « play it fucking loud ». L’emploi d’une sorte de lexique religieux ferait-il ensuite référence à sa période catholique ? Il serait peut-être bon pour vous d’apprendre aujourd’hui que cette dimension mystique n’occupe plus, d’un point de vue musical du moins, la place prépondérante qu’elle a pu prendre dans les années 80. Mais les allusions sont-elles réellement aussi subtiles ? Lorsque l’on s’attarde autant sur l’aspect vestimentaire du personnage et que l’on prête une telle importance à son « chapeau de cow-boy » et son « costume toujours boutonné, sa redingote noire », le doute est permis. Doute qui se justifie plus loin au moment où l’on apprend, parfaitement stupéfaits – avons-nous assisté au même concert ?- que Bob Dylan a joué Cold Irons Bound et Highway 51. Evidemment, quand on connaît mal ou pas du tout les chansons de l’auteur, on espère des versions lives édulcorées telles qu’on pourrait les entendre sur CD, afin de les reconnaître plus facilement. Peut-être, là encore, pourrais-je vous conseiller de faire preuve d’une plus large ouverture d’esprit et de considérer comme plaisant de redécouvrir sous un jour nouveau des chansons réinventées par une nouvelle rythmique, plutôt que de rebaptiser Dylan « le faussaire ».
Que doit-on donc comprendre par la problématique de cet article, qui se résumerait par la question suivante : n’aurait-il pas mieux valu pour le prestige de Bob Dylan et nos oreilles que celui-ci renonce à la création, ainsi qu’à se produire sur scène ? Si l’on répond par l’affirmative, comme pourrait le faire une masse populaire paresseuse lorsqu’il s’agit de construire une réflexion et influencée par des papiers semblables au vôtre qui pâtissent de graves lacunes, apparentes ou réelles, tout du moins reflet d’un manque latent de rigueur dans sa rédaction, Bob Dylan aurait pu cesser toute activité artistique dès le début des années 60, et nous aurions tous été privés de l’œuvre d’un génie complet et prolifique, tant sur le plan musical que littéraire ou humain. Heureusement pour ceux qui reconnaissent son talent à sa juste valeur, il a su tirer de telles critiques et railleries infondées sa force et parfois son inspiration, et continue de nous offrir des spectacles musicalement grandioses et teintés d’une émotion profonde et retenue, tout en finesse, ponctués par de timides mais sincères sourires et non de « grimaces en biais », portés par la voix toujours puissante et le charisme écrasant d’un homme frêle, comme il l’a démontré au Zénith de Strasbourg le 21 avril.


Alors là, chapeau bas à ta fille : superbe message ! A-t-elle eu une réponse du journaleux ?

Nous permettra-t-elle de copier son texte sur le forum Dylan ?

(Et si elle veut, elle peut nous rejoindre... Wink )
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Mr. Soul
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Mer 22 Avr - 22:25

Pas encore de réponse du journaleux, d'ailleurs y'en aura peut-être pas !

Tu peux y aller pour copier le courrier de ma fille. Mais comme elle est perfectionniste, elle y a apportée quelques retouches.
Donc voici la version corrigée:

La jeunesse est d’ordinaire accusée d’immaturité, de manque de connaissance et de discernement, en somme « de ne rien avoir vécu » lorsqu’il s’agit de partager son avis concernant les artistes d’une génération antérieure. Pourtant, il semblerait, à la lecture de l’article « Bob Dylan, la voix et son maître » que la légitimité d’un jugement ne se gagne pas avec les années ni en ayant suivi une carrière de loin en tant que spectateur passif et inintéressé, mais s’acquiert bel et bien par une écoute prolongée desdits artistes et par la recherche passionnée d’informations. A dix-sept ans, je me permets ainsi d’exprimer mon étonnement et irritation face à l’incohérence des propos tenus dans cette chronique. Après deux ans d’écoute répétée de plusieurs dizaines d’albums, de visionnage de centaines de vidéos, archives, lives, interviews, témoignages, de lectures de biographies et d’extraits des Chroniques, je ne peux que constater que cet article révèle une méconnaissance totale du musicien et de l’homme, le tout enrobé d’un style alambiqué et souvent incompréhensible, émaillé d’effets rhétoriques médiocres. En effet, l’utilisation récurrente des termes « traître » et « faussaire » nous replonge sans conteste en 1966 lorsque le jeune Bob Dylan subissait chaque soir huées et injures du public et était de ce fait le Judas de la folk music par excellence. Ironie du sort, Like a Rolling Stone, morceau emblématique lorsqu’il est question de cette période, est aujourd’hui l’une des chansons les plus attendues et acclamées par la foule. Or, il est ici reproché à l’artiste de « maltraiter sa propre musique qu’il n’était peut-être pas fait pour chanter », avec « sa voix fêlée, son inimitable voix de crécelle qui rebute les incroyants ». Laissez-moi tout d’abord vous conseillez d’écouter les versions de Mr. Tambourine Man et Chimes of Freedom des Byrds ou encore de Blowin’ in the Wind de Peter Paul and Mary. Il apparaît dès lors que la poésie brute contenue dans ces chansons puise tout son relief dans la voix nasillarde de Bob Dylan, et non dans les voix lisses et aseptisées du trio précédemment cité ou de Roger McGuinn. Deuxième point, la « voix de crécelle » de Bob Dylan, qualificatif par ailleurs fort douteux pour désigner celle-ci, est caractérisée, et ce depuis toujours, par des changements successifs (remarquez la transformation vocale entre Blonde On Blonde et Nashville Skyline). Sa voix actuelle, certes vieillie, s’inscrit donc dans la continuité logique de cette mutation. De plus, selon l’article, le groupe joue à priori trop fort, au point de frôler le ridicule. Eh bien, à la vue de ces écrits journalistiques ignorants, j’approuve la décision de Bob Dylan, qui campe justement sur ses positions depuis le milieu des années 60 et qui ordonne à ses musiciens lorsqu’on l’insulte, de « play it fucking loud ». L’emploi d’une sorte de lexique religieux ferait-il ensuite référence à sa période catholique ? Il serait peut-être bon pour vous d’apprendre aujourd’hui que cette dimension mystique n’occupe plus, d’un point de vue musical du moins, la place prépondérante qu’elle a pu prendre dans les années 80. Mais ces allusions sont-elles réellement aussi subtiles ? Lorsque l’on s’attarde autant sur l’aspect vestimentaire du personnage et que l’on prête une telle importance à son « chapeau de cow-boy » et son « costume toujours boutonné, sa redingote noire », le doute est permis. Doute qui se justifie plus loin au moment où l’on apprend, parfaitement stupéfaits –avons-nous assisté au même concert ?- que Bob Dylan a joué Cold Irons Bound et Highway 51. Sans oublier votre étonnante capacité à broder autour de « la ballade déchirante » qu’est Love Sick, que vous avez été, à mon humble avis, le seul à avoir eu le privilège d’entendre. Evidemment, quand on connaît mal ou pas du tout les chansons de l’auteur, on espère des versions lives édulcorées telles qu’on pourrait les entendre sur CD, afin de les identifier plus facilement. Peut-être, là encore, pourrais-je vous conseiller de faire preuve d’une plus large ouverture d’esprit et de considérer comme plaisant de redécouvrir sous un jour nouveau des chansons réinventées par une rythmique inédite, plutôt que de rebaptiser Dylan « le faussaire ».
Que doit-on donc comprendre par la problématique de cet article, qui se résumerait de la façon suivante : n’aurait-il pas mieux valu pour le prestige de Bob Dylan et nos oreilles que celui-ci renonce à la création, ainsi qu’à se produire sur scène ? Si l’on répond par l’affirmative, comme pourrait le faire une masse populaire paresseuse lorsqu’il s’agit de construire une réflexion et influencée par des papiers semblables au vôtre (qui pâtissent de graves lacunes, apparentes ou réelles, tout du moins reflet d’un manque latent de rigueur dans sa rédaction), Bob Dylan aurait pu cesser toute activité artistique dès le début des années 60, et nous aurions tous été privés de l’œuvre d’un génie complet et prolifique, tant sur le plan musical que littéraire ou humain. Heureusement pour ceux qui reconnaissent son talent à sa juste valeur, il a su tirer de telles critiques et railleries infondées sa force et parfois son inspiration, et continue de nous offrir des spectacles musicalement grandioses et teintés d’une émotion profonde et retenue, tout en finesse, ponctués par de timides mais sincères sourires et non de « grimaces en biais », portés par la voix toujours puissante et le charisme écrasant d’un homme frêle, comme il l’a démontré au Zénith de Strasbourg le 21 avril.
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Esther
Charly O'leg
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Mer 22 Avr - 22:28

@Mr. Soul a écrit:
Je vais commencer par la setlist d'hier soir.
Pour être honnête, j'en ai reconnu que 5 sur les 17. J'ai honte Embarassed

1. Cat's In The Well (Bob on keyboard)
2. Masters Of War (Bob on keyboard)
3. It's All Over Now, Baby Blue (Bob on keyboard)
4. Lonesome Day Blues (Bob on keyboard)
5. Under The Red Sky (Bob on keyboard)
6. Rollin' And Tumblin' (Bob on keyboard)
7. Beyond The Horizon (Bob on keyboard)
8. John Brown (Bob on keyboard)
9. Tweedle Dee & Tweedle Dum (Bob on keyboard)
10. This Wheel's On Fire (Bob on guitar)
11. Highway 61 Revisited (Bob on keyboard)
12. Just Like A Woman (Bob on keyboard)
13. Thunder On The Mountain (Bob on keyboard)
14. Like A Rolling Stone (Bob on keyboard)

(encore)

15. All Along The Watchtower (Bob on keyboard)
16. Spirit On The Water (Bob on keyboard)
17. Blowin' In The Wind (Bob on keyboard)

Plutôt que d'écrire une revue, je n'ai pas de talent pour ça, je vous poste l'article paru ce matin dans les Dernières Nouvelles d'Alsace, mais surtout la réponse à cet article un peu crétin rédigé par ma plus jeune fille Wink



Réponse à la critique DNA:
La jeunesse est d’ordinaire accusée d’immaturité, de manque de connaissance et de discernement, en somme « de ne rien avoir vécu» lorsqu’il s’agit de partager son avis concernant les artistes d’une génération antérieure. Pourtant, il semblerait, à la lecture de l’article « Bob Dylan, la voix et son maître » que la légitimité d’un jugement ne se gagne pas avec les années ni en ayant suivi une carrière de loin en tant que spectateur passif et inintéressé, mais s’acquiert bel et bien par une écoute prolongée desdits artistes et par la recherche passionnée d’informations. A 17 ans, je me permets ainsi d’exprimer mon désaccord face à l’incohérence des propos tenus dans cet article. Après deux ans d’écoute répétée de plusieurs dizaines d’albums, de visionnage de centaines de vidéos , archives, lives, interviews, témoignages, de lectures de biographies et d’extraits des Chroniques, je ne peux que constater que cet article révèle une méconnaissance totale du musicien et de l’homme, le tout enrobé par un style alambiqué et souvent incompréhensible, émaillé d’effets rhétoriques médiocres. En effet, l’utilisation récurrente des termes « traître » et « faussaire » nous replonge sans conteste en 1966 lorsque le jeune Bob Dylan subissait chaque soir huées et injures du public et était de ce fait le Judas de la folk music par excellence. Ironie du sort, Like a Rolling Stone, morceau emblématique lorsqu’il s’agit de cette période, est aujourd’hui l’une des chansons les plus attendues et acclamées par la foule. Or, il est ici reproché à l’artiste de « maltraiter sa propre musique qu’il n’était peut-être pas fait pour chanter », avec « sa voix fêlée, son inimitable voix de crécelle qui rebute les incroyants ». Laissez-moi tout d’abord vous conseillez d’écouter les versions de Mr. Tambourine Man et Chimes of Freedom des Byrds ou encore de Blowin’ in the Wind de Peter Paul and Mary. Il apparaît que la poésie brute contenue dans ces chansons puise tout son relief et sa force dans la voix nasillarde de Bob Dylan, et non dans les voix lisses et aseptisées du trio précédemment cité ou de David Crosby. Deuxième point, la « voix de crécelle » de Bob Dylan, qualificatif par ailleurs fort douteux pour désigner celle-ci, est caractérisée, et ce depuis toujours, par des changements successifs (remaquez la transformation vocale entre Blonde On Blonde et Nashville Skyline). Sa voix actuelle, certes vieillie, s’inscrit donc dans la continuité logique de cette mutation. De plus, selon l’article, le groupe joue à priori trop fort, au point de frôler le ridicule. Eh bien, à la vue de ces écrits journalistiques ignorants, j’approuve la décision de Bob Dylan, qui campe justement sur ses positions depuis le milieu des années 60 et qui ordonne à son groupe lorsqu’on l’insulte, de « play it fucking loud ». L’emploi d’une sorte de lexique religieux ferait-il ensuite référence à sa période catholique ? Il serait peut-être bon pour vous d’apprendre aujourd’hui que cette dimension mystique n’occupe plus, d’un point de vue musical du moins, la place prépondérante qu’elle a pu prendre dans les années 80. Mais les allusions sont-elles réellement aussi subtiles ? Lorsque l’on s’attarde autant sur l’aspect vestimentaire du personnage et que l’on prête une telle importance à son « chapeau de cow-boy » et son « costume toujours boutonné, sa redingote noire », le doute est permis. Doute qui se justifie plus loin au moment où l’on apprend, parfaitement stupéfaits – avons-nous assisté au même concert ?- que Bob Dylan a joué Cold Irons Bound et Highway 51. Evidemment, quand on connaît mal ou pas du tout les chansons de l’auteur, on espère des versions lives édulcorées telles qu’on pourrait les entendre sur CD, afin de les reconnaître plus facilement. Peut-être, là encore, pourrais-je vous conseiller de faire preuve d’une plus large ouverture d’esprit et de considérer comme plaisant de redécouvrir sous un jour nouveau des chansons réinventées par une nouvelle rythmique, plutôt que de rebaptiser Dylan « le faussaire ».
Que doit-on donc comprendre par la problématique de cet article, qui se résumerait par la question suivante : n’aurait-il pas mieux valu pour le prestige de Bob Dylan et nos oreilles que celui-ci renonce à la création, ainsi qu’à se produire sur scène ? Si l’on répond par l’affirmative, comme pourrait le faire une masse populaire paresseuse lorsqu’il s’agit de construire une réflexion et influencée par des papiers semblables au vôtre qui pâtissent de graves lacunes, apparentes ou réelles, tout du moins reflet d’un manque latent de rigueur dans sa rédaction, Bob Dylan aurait pu cesser toute activité artistique dès le début des années 60, et nous aurions tous été privés de l’œuvre d’un génie complet et prolifique, tant sur le plan musical que littéraire ou humain. Heureusement pour ceux qui reconnaissent son talent à sa juste valeur, il a su tirer de telles critiques et railleries infondées sa force et parfois son inspiration, et continue de nous offrir des spectacles musicalement grandioses et teintés d’une émotion profonde et retenue, tout en finesse, ponctués par de timides mais sincères sourires et non de « grimaces en biais », portés par la voix toujours puissante et le charisme écrasant d’un homme frêle, comme il l’a démontré au Zénith de Strasbourg le 21 avril.

Et pan! Dans sa mouille de con au journaleux! La classe. En grand.
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN   Mer 22 Avr - 22:36

@Mr. Soul a écrit:
Pas encore de réponse du journaleux, d'ailleurs y'en aura peut-être pas !

Tu peux y aller pour copier le courrier de ma fille. Mais comme elle est perfectionniste, elle y a apportée quelques retouches.
Donc voici la version corrigée:

La jeunesse est d’ordinaire accusée d’immaturité, de manque de connaissance et de discernement, en somme « de ne rien avoir vécu » lorsqu’il s’agit de partager son avis concernant les artistes d’une génération antérieure. Pourtant, il semblerait, à la lecture de l’article « Bob Dylan, la voix et son maître » que la légitimité d’un jugement ne se gagne pas avec les années ni en ayant suivi une carrière de loin en tant que spectateur passif et inintéressé, mais s’acquiert bel et bien par une écoute prolongée desdits artistes et par la recherche passionnée d’informations. A dix-sept ans, je me permets ainsi d’exprimer mon étonnement et irritation face à l’incohérence des propos tenus dans cette chronique. Après deux ans d’écoute répétée de plusieurs dizaines d’albums, de visionnage de centaines de vidéos, archives, lives, interviews, témoignages, de lectures de biographies et d’extraits des Chroniques, je ne peux que constater que cet article révèle une méconnaissance totale du musicien et de l’homme, le tout enrobé d’un style alambiqué et souvent incompréhensible, émaillé d’effets rhétoriques médiocres. En effet, l’utilisation récurrente des termes « traître » et « faussaire » nous replonge sans conteste en 1966 lorsque le jeune Bob Dylan subissait chaque soir huées et injures du public et était de ce fait le Judas de la folk music par excellence. Ironie du sort, Like a Rolling Stone, morceau emblématique lorsqu’il est question de cette période, est aujourd’hui l’une des chansons les plus attendues et acclamées par la foule. Or, il est ici reproché à l’artiste de « maltraiter sa propre musique qu’il n’était peut-être pas fait pour chanter », avec « sa voix fêlée, son inimitable voix de crécelle qui rebute les incroyants ». Laissez-moi tout d’abord vous conseillez d’écouter les versions de Mr. Tambourine Man et Chimes of Freedom des Byrds ou encore de Blowin’ in the Wind de Peter Paul and Mary. Il apparaît dès lors que la poésie brute contenue dans ces chansons puise tout son relief dans la voix nasillarde de Bob Dylan, et non dans les voix lisses et aseptisées du trio précédemment cité ou de Roger McGuinn. Deuxième point, la « voix de crécelle » de Bob Dylan, qualificatif par ailleurs fort douteux pour désigner celle-ci, est caractérisée, et ce depuis toujours, par des changements successifs (remarquez la transformation vocale entre Blonde On Blonde et Nashville Skyline). Sa voix actuelle, certes vieillie, s’inscrit donc dans la continuité logique de cette mutation. De plus, selon l’article, le groupe joue à priori trop fort, au point de frôler le ridicule. Eh bien, à la vue de ces écrits journalistiques ignorants, j’approuve la décision de Bob Dylan, qui campe justement sur ses positions depuis le milieu des années 60 et qui ordonne à ses musiciens lorsqu’on l’insulte, de « play it fucking loud ». L’emploi d’une sorte de lexique religieux ferait-il ensuite référence à sa période catholique ? Il serait peut-être bon pour vous d’apprendre aujourd’hui que cette dimension mystique n’occupe plus, d’un point de vue musical du moins, la place prépondérante qu’elle a pu prendre dans les années 80. Mais ces allusions sont-elles réellement aussi subtiles ? Lorsque l’on s’attarde autant sur l’aspect vestimentaire du personnage et que l’on prête une telle importance à son « chapeau de cow-boy » et son « costume toujours boutonné, sa redingote noire », le doute est permis. Doute qui se justifie plus loin au moment où l’on apprend, parfaitement stupéfaits –avons-nous assisté au même concert ?- que Bob Dylan a joué Cold Irons Bound et Highway 51. Sans oublier votre étonnante capacité à broder autour de « la ballade déchirante » qu’est Love Sick, que vous avez été, à mon humble avis, le seul à avoir eu le privilège d’entendre. Evidemment, quand on connaît mal ou pas du tout les chansons de l’auteur, on espère des versions lives édulcorées telles qu’on pourrait les entendre sur CD, afin de les identifier plus facilement. Peut-être, là encore, pourrais-je vous conseiller de faire preuve d’une plus large ouverture d’esprit et de considérer comme plaisant de redécouvrir sous un jour nouveau des chansons réinventées par une rythmique inédite, plutôt que de rebaptiser Dylan « le faussaire ».
Que doit-on donc comprendre par la problématique de cet article, qui se résumerait de la façon suivante : n’aurait-il pas mieux valu pour le prestige de Bob Dylan et nos oreilles que celui-ci renonce à la création, ainsi qu’à se produire sur scène ? Si l’on répond par l’affirmative, comme pourrait le faire une masse populaire paresseuse lorsqu’il s’agit de construire une réflexion et influencée par des papiers semblables au vôtre (qui pâtissent de graves lacunes, apparentes ou réelles, tout du moins reflet d’un manque latent de rigueur dans sa rédaction), Bob Dylan aurait pu cesser toute activité artistique dès le début des années 60, et nous aurions tous été privés de l’œuvre d’un génie complet et prolifique, tant sur le plan musical que littéraire ou humain. Heureusement pour ceux qui reconnaissent son talent à sa juste valeur, il a su tirer de telles critiques et railleries infondées sa force et parfois son inspiration, et continue de nous offrir des spectacles musicalement grandioses et teintés d’une émotion profonde et retenue, tout en finesse, ponctués par de timides mais sincères sourires et non de « grimaces en biais », portés par la voix toujours puissante et le charisme écrasant d’un homme frêle, comme il l’a démontré au Zénith de Strasbourg le 21 avril.


Tu lui diras un grand merci, et un grand bravo encore pour ce texte magnifique ! Very Happy
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